Passage obligé par la Réunion, île relativement civilisée, avant de découvrir ce fameux bout de terre au milieu de l’Océan Indien aux dénominations étranges “l’hippocampe”, “l’île de la mort” ou plus simplement, “l’île au lagon” : Mayotte.
Une île mystérieuse où l’on ne revient pas indemne.
L’avion entame peu à peu sa descente pour laisser deviner le découpage cisaillé de cette île.
Le coeur se serre et le souffle se retient. Le bleu du lagon vous envahie et inonde le sens de la vue. Des couleurs exquises où le ciel et la mer se confondent pour laisser choir cet aéroport au milieu de nul part.
Découpée en deux, l’arrivée de Mayotte se fait par la Petite Terre. Un taxi vous amène ensuite à une barge afin de traverser et rejoindre Grande terre et Mamoudzou, “la grande ville”.
Dans le taxi qui me mène à la barge, un long silence. Un silence précieux qui permet à tout un chacun de prendre conscience de ce qui l’entoure. C’est alors que le regard croise une population errante. Errante de vie dans les ruelles de terre rouge et poussiéreuse. Des enfants fourmillent de part et d’autre et semblent se multiplier devant vos yeux. Les habitations sont fébriles, la population ne l’est pas moins.
Les vies se chevauchent. Une vie de métropolitaine croise une âme en souffrance. Le décor est sauvage, décalé, rouge, vivant et mort à la fois. Vivant de part sa richesse et sa beauté, mort pour sa non-exploitation et ses non-solution.
Comprendre l’histoire d’un peuple en un seul regard est quelque chose de difficile, voir même d’infaisable. Et pourtant, quelques fondamentaux se dessinent, les choses se bousculent dans votre tête. Pas besoin de chercher où sont les erreurs, elles vous paraissent évidentes, pas besoin de chercher la misère, elle est devant vos yeux.
Alors on avance, on fait son chemin, on travaille dans la publicité et on passe toutes ses soirées à la Croix Rouge…pour se racheter une conscience? Alors le décalage se creuse jusqu’à comprendre que quelque chose ne va pas. Tout arrêter. La publicité, se sera peut être l’apanage de certain mais pour vous… pas besoin d’aller plus loin pour se rendre compte qu’elle manque bien de morale et d’état d’âme.
Vous passez votre chemin pour tenter une autre aventure.
Ce qui compte le plus dans tout cela, c’est bien de se rappeler de la première fois, voir ainsi tout le chemin parcouru jusque là.
Merci à Mayotte et à ces gens qui m’ont ouvert les yeux en ne disant rien, en ne faisant rien, juste en partageant leur quotidien avec le mien.
Alors Mayotte si c’était bien? Photos à l’appui!



ça donne envie
Je souhaite à Mayotte un bel avenir , espérons juste que les mahorais ne seront pas acculturé comme nous les antillais à cause de la départementalisétion, j’espère qu’ils garderont ce qu’ils ont de beaux dans leur culture et leur tradition, que leurs somptueux paysages ne seront pas détruits par les promoteurs