Fini la psychologie de comptoir et les interprétations douteuses sur ceux qui décident un jour de quitter leur pays, leur famille, leurs amis. Les problèmes certes se cachent au fond des valises et ne nous quittent jamais. On me demande souvent ce que je cherche à fuir? Après quoi je cours?
Je répondrais tout simplement qu’un voyage se passe de motifs et d’explications comportementales.
Le voyage se suffit à lui même, c’est lui qui vous fait ou vous défait.
On doit bien discerner ici deux formes de voyage, celui de courte durée (touristique, sac à dos) et celui de l’intégration à plus ou moins long terme.
J’ai choisi de parcourir le monde en m’y intégrant, en y travaillant, en participant à l’économie et à la vie des gens. C’est un choix particulier mais qui permet de mieux cerner toutes les compléxités d’une culture. C’est laisser ses propres croyances et préjugés à la frontière et moduler son regard sur les gens, les vies qui nous entourent au quotidien.
Cela vous parait déraisonnable de décider de partir? De changer de vie? De perdre ses repères? D’être loin des gens que vous aimez? Je reviendrais sur ces différents sujets qui font parti intégrantes de la problématique de partir loin, là bas, dans des contrées inconnues.
Partir n’explique pas forcément un désequilibre mentale, une fuite ou une inconsciente prise de risques.
Voyager c’est multiplier les chances de rencontrer des personnes extraordinaires, de changer son point de vue sur un millier de choses. De se perdre pour se construire, loin de tout ce que notre éducation nous a inculquée.
Partir à la rencontre de l’humanité c’est surtout se rendre compte qu’il n’existe aucune vérité et qu’il appartient à chacun de se les créer.




à lire durant ton voyage :
” ou cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ”
de Christine SINGER au édition Albin Michel,
ou pas!
Salut Maryline…
En tant que voyageurs, on partage tout à fait ton point de vue !!!
Pas besoin de fuir quelques choses ou quelqu’un pour décider de partir… partir c’est simplement la vie, la découverte et… l’envie de s’arracher à une histoire quasiment toute tracée dans une société française qui devient de plus en plus difficile à cernée…
C’est vrai que parfois c’est difficile d’être loin et puis il y a les embûches… Je sais de quoi je parle car en ce moment nous les côtoyons ces foutues “embûches” !! Mais elles ne durent jamais longtemps et ne sont plus que poussières une fois que nous avons mis nos pieds sur notre nouvelle terre….
Je te souhaite bon courage pour la suite de ton blog qui m’a l’air bien parti !
On te tient au courant pour Douala… mais t’inquiète on part toujours
Bisous de nous 3
Carole
Hola Maryline que tal?
Joliment écrit ton blog j’espére que tu seras plus courageuse que moi pour l’alimenter. Vivement les photos!
Une petite video qui retranscrit tres bien l’envie qu’on peut avoir d’aller jeter un oeil ailleurs http://www.koreus.com/video/where-the-hell-is-matt-2008.html
Sinon perso je serais sur New York à partir du 6 juillet ca fait encore un peu loin de Mexico
Pedro