Ce blog se meurt peu à peu, ce n’est pas faute d’y penser mais ces espaces blancs me laissent pensive et me mènent chaque fois à la question suivante : a quoi ça sert? Tout ça, ce blog, ces lecteurs qui arrivent sur ces pages comme échoués de nul part. Ces mots que je cherche à tout prix à élever au dessus du tout, ces phrases qui embellissent ces articles, c’est du beau, du propre, du naïf aussi. Cela me correspond sûrement à dire vrai. Et pourtant, l’envie d’étaler ma conscience sur cette toile me dérange de plus en plus. Ce blog était là pour le partage, pour vous transmettre ma passion du voyage et des gens que je rencontrent, des sensations qui m’envahissent au cours de ces aventures. Et puis cette envie se fane, allez savoir pourquoi mais j’y trouve peu à peu les réponses. Je ne pense pas que l’on puisse transmettre ces choses si profondes via un simple blog. Alors voila, j’arrête, le temps de trouver à quoi il sert ou de lui redonner une nouvelle jeunesse sait-on jamais. Le temps de vivre et de profiter de tout ce qu’il m’attend et de tout ce qu’il vous attend si un jour vous voulez bien me rejoindre dans ces voyages!
Je me sens un peu seul là! Elle a voulu faire un blog, pour satisfaire ses envies ou celles des autres et puis ça, c’est tout elle. Elle est en pleine restructuration « mentale » me dit-elle. Alors voilà, le temps de revenir à la réalité, de faire des choix, de faire un peu le ménage, de trier le passé et d’organiser le présent. Je la vois, du coin de mon oeil. Je ne suis qu’un blog, une sorte d’ami virtuel qui pourrait lui permettre de rester connecter avec le monde…mais là, c’est plutôt la déconnexion qu’elle recherche. La France ne l’inspire pas me répète-t-elle, mais finalement, elle en oublie les mots, mais pas les photos. Un art pour en remplacer un autre, le tout c’est qu’elle s’exprime cette petite. J’ai finis par lui voler ses phrases et ses derniers clichés afin que ce blog ne meurt pas. Car je sais que vous êtes maintenant quelques fidèles à attendre en vain de nouvelles tournures, de nouvelles découvertes, de la vie! Mais je vous rassure, telle que je la connais, elle reprendra bientôt ses esprits!
Allons jeter un oeil vers Annecy…
1er cliché :
Puis d’autres :
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Deux semaines en Colombie… pour le bonheur de mes yeux, de mes oreilles… Dur de trouver le temps d’écrire mes impressions mais je garde cela pour la conclusion. En attendant, deux regards pour vous séduire.


Publié dans Des figures des visages | 6 Commentaires »
Je rêve
Dans mes nuits comme dans ma vie
Je rêve
Mexico se transforme devant mon regard ébahi
Un autre monde se dessine au fur et à mesure de mes pas
Dans la nuit profonde et sombre de ce chemin
Je rêve
Les bruits deviennent sourdine
Les voitures deviennent des élephants
Les gens des diseurs de bonne aventure
Les immeubles des arbres immenses ayant pour sommet des cabanes
Et je suis là,
Mes petits pas traversent cette vie, mes pieds caressent cette bulle qui me transporte et me protège
J’avance à la mesure des secondes qui passent
Puis d’un coup
Il est là,
Me regarde fixement
Un frisson de défaillance me parcourt
Sa taille dépasse mon entendement
Il est bien réel mais sa dimension, elle, est irréelle
Puis il passe sa route et moi je me recroqueville dans ma bulle
Une rencontre furtive dans les rues de Mexico
La nuit, tous les chats sont…des rats
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Je me suis assise et je t’ai écouté.
Voici le dernier petit bonheur de mes oreilles, Sebastien Tellier.
Des sons nouveaux qui parcourent votre corps pour le chatouiller en douceur.
Voici les deux élites :
La première musique s’appelle « Le long de la rivière tendre » :
http://www.deezer.com/track/303204
Et la seconde, « La ritournelle »
http://www.deezer.com/track/251747
Laissez le temps à vos oreilles d’apprécier.
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Sourire de Tlacoltepan
Difficile de choisir La photo du week end parmis 600 clichés effectués. La lumière est trop forte à mon goût mais ce sourire… exquis!
Et pour le reste : http://www.flickr.com/photos/surletoitdumonde/
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Après avoir écrit « Le dictionnaire impertinent du futur », Anne-Caroline Paucot a voulu donner à tous la possibilité d’inventer « des mots du futur et par là des concepts, objets, services, idées, philosophies de demain. Comme on ne peut pas penser sans mot, cette activité créatrice s’impose. » Elle a donc créé un site capable d’accueillir cette production collective.
Le principe consiste à s’appuyer sur une actualité, un enjeu de société une technologie récente pour inventer de nouveaux mots. Les internautes sont invités à commenter, créer un mot, l’illustrer, le compléter, proposer une définition ou encore à demander à la communauté des inventeurs du futur de les aider à inventer un mot pour nommer une nouvelle réalité. La plupart des mots sont suivis d’une rubrique « C’est déjà demain » qui en explique l’origine et remet les choses dans notre contexte présent.
Un exemple, le pack Ploubel. Se serait un pack nous permettant de nous défaire de tout message publicitaire pendant un temps donné.
« C’est un matin en prenant sa douche que Milos Corman eut l’idée de ce pack : « Après avoir écouté les 5 minutes de pub de la société qui assure mon réveil, les gargouillis mercantiles de ma machine à café, les litanies consuméristes de mon grille-pain, les radotages de ma baguette, les jets sonores publicitaires qui me permettaient d’avoir de l’eau pour prendre ma douche, j’ai craqué. J’aurais payé pour qu’on arrête de me vanter les qualités d’une serviette plus douce que douce. Je me suis dit que je n’étais certainement pas le seul dans ce cas. »«
Je vous invite à inventer le futur ou à lire quelques idées drôles, philosophiques et surtout à rêver pour mieux penser l’avenir!
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Elle a posé ses mains sur moi. J’ai senti ses doigts se resserrer, me tâtonnant comme si elle cherchait ses clefs dans le noir.
Ces gestes frêles, amplis d’hésitation m’ont vite fait comprendre que c’était sa toute première fois. Elle ne pouvait se douter qu’il en était de même pour moi.
Cette rencontre, c’était comme un enfant qui sautait à pied joint dans une flaque d’eau et éclatait sournoisement de rire avant même d’entamer la pétillante bêtise de son âge. Les mouvements qu’elle produisait en transpiraient de naïveté. Elle voulait tout savoir, tout comprendre et ne pouvait s’attendre à une telle complexité.
Alors je crois qu’à ce moment là, en cet instant précis où elle s’est emparée de moi, elle déclencha le début d’un long voyage.
Pour notre première sortie, elle choisit les papillons monarques de Michoacan. Elle cherchait à capturer quelque chose. Je ne savais pas quoi.
Elle voulait me tester, connaître mes limites mais je ne comptais pas me dévoiler aussi vite.
Puis après les papillons, les gens. Elle était en quête de l’instant magique. Cette seconde frénétique, insaisissable à l’oeil nu, mais qui vous prend au coeur comme un marin prendrait le large.
Je me frayais un chemin pour lire entre les lignes et saisir ce qu’elle voulait vraiment entre elle et moi. Je crois que je devine à peine une piste.
Elle arpente les visages comme on pourrait parcourir une montagne sinueuse qui atteindrait les nuages.
On dirait qu’elle cherche à transmettre toute l’existence d’une personne au travers d’une image. Donner de l’âme à une photo qui pourrait n’être que banal et oubliée au détour d’un album.
Alors si cette piste se vérifie, je ne voudrais pas seulement lire entre les lignes. Je veux feuilleter les pages, les tourner une à une pour découvrir notre prochaine expérience photographique ensemble. Je veux être son objectif, et retranscrire ce que ses yeux et son coeur voient.
Je croyais n’être qu’un objet pour elle. J’espère être bien plus.
Elle doit apprendre et me connaître d’avantage.
Je me permet de vous transmettre les quelques clichés de notre escapade :
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Nos connaissances!
En ce moment, j’ai la chance de donner des cours la journée et de prendre des cours le soir. Une sorte de cercle d’apprentissage. Se mettre dans la peau d’un prof puis ensuite d’un élève est quelque chose de non moins intéressant d’un point de vu pédagogique. Cela permet au côté prof de s’écouter, d’analyser chacune de ses phrases et générer une compréhension simple pour un public cible. Et le côté élève de mieux comprendre le prof et les difficultés de passation de connaissances qu’il peut rencontrer. Ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour les autres. Chaque personne possède un process de mémorisation qui lui est propre, d’où la difficulté d’adapter un message unique pour des personnes multiples, en prenant en compte le niveau et les capacités de chacun.
Un mélange de sciences humaines et surtout d’altruisme, c’est tout simplement…pas simple! Mais carrement passionnant!
Allons bon, que serait le monde si on partageait tous nos connaissances? Si chacun redistribuait un peu de son savoir? Cela ne voudrait pas forcement dire qu’on deviendrait tous plus intelligent (concept très subjectif à mon sens), mais au moins, cela pourrait faciliter la diffusion rapide de compétences, cultures, Histoire, sciences… en bref, devenir des érudits?
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